LHL Associés / Blog / RETRAITE : LE MYTHE DES 25 MEILLEURES ANNÉES, CE QUE DIT VRAIMENT LE CALCUL
Jan 6, 2026

.

RETRAITE : LE MYTHE DES 25 MEILLEURES ANNÉES, CE QUE DIT VRAIMENT LE CALCUL

 

 

Introduction

 

Beaucoup de futurs retraités pensent que leur pension sera automatiquement calculée sur leurs 25 années les mieux rémunérées, comme si le reste de la carrière n’avait que peu d’importance.
Cette affirmation est partiellement vraie, mais elle masque une réalité bien plus technique, parfois pénalisante pour certaines trajectoires professionnelles.

Comprendre le fonctionnement réel du calcul de la retraite est essentiel pour anticiper son niveau de pension et mettre en place une stratégie patrimoniale adaptée, en particulier pour les cadres, professions libérales et carrières non linéaires.

 

1. La règle des 25 meilleures années : ce qu’elle recouvre réellement

 

Dans le régime général des salariés du privé, la retraite de base est calculée à partir du Salaire Annuel Moyen (SAM).
Ce salaire correspond à la moyenne des 25 meilleures années de revenus cotisés, pour les assurés nés à partir de 1953.

Cependant, ce calcul repose sur plusieurs paramètres souvent méconnus :

  • seules les années civiles complètes sont retenues,
  • les salaires sont plafonnés au plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS),
  • les revenus sont revalorisés, mais selon des coefficients administratifs.

Cette règle ne garantit donc pas mécaniquement une pension élevée, même avec une carrière bien rémunérée.

 

2. Pourquoi la règle des 25 meilleures années peut être trompeuse

 

a) Elle ne concerne que la retraite de base

Le calcul sur les 25 meilleures années ne s’applique qu’à la retraite de base versée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse.
Or, pour la majorité des cadres, la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO représente une part significative, voire majoritaire, de la pension totale.

Cette retraite complémentaire fonctionne selon un système de points, calculé sur l’ensemble de la carrière, sans notion de “meilleures années”.

b) Le nombre de trimestres reste déterminant

Même avec un salaire annuel moyen élevé, la pension dépend :

  • du nombre de trimestres validés,
  • du taux de liquidation (jusqu’à 50 % au taux plein),
  • de l’âge de départ à la retraite.

Un assuré n’ayant pas validé la durée d’assurance requise subira une décote, réduisant mécaniquement le montant de sa retraite.

 

3. Des carrières inégalement favorisées par le système

 

Certaines trajectoires professionnelles sont plus exposées aux limites du calcul :

  • carrières hachées (chômage, reconversion, expatriation),
  • temps partiel, notamment en début ou fin de carrière,
  • interruptions pour raisons familiales ou de santé,
  • montée progressive des revenus, avec des salaires élevés concentrés sur les dernières années.

Dans ces situations, le calcul sur les 25 meilleures années peut aboutir à un salaire moyen inférieur à la réalité du niveau de vie en fin de carrière.

 

Conclusion

 

La règle des 25 meilleures années n’est ni fausse, ni suffisante.
Elle constitue un élément du calcul, mais ne reflète jamais à elle seule le montant réel de la retraite perçue.

Anticiper sa retraite suppose :

  • de comprendre l’articulation entre retraite de base et retraite complémentaire,
  • d’analyser sa carrière dans le détail,
  • et de mettre en place des solutions patrimoniales complémentaires pour sécuriser ses revenus futurs.

Un accompagnement personnalisé permet souvent de réduire les écarts entre pension attendue et niveau de vie souhaité.